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Pont X – XXX

Point 1 – Gare de Seloignes (Départ et arrivée de la balade)

C’est à la gare de Seloignes que va se rassembler le potentiel de combat américain, avant de progresser vers Macon où l’on sait l’ennemi présent. Monsieur Somville y habite, et immortalisera la colonne impressionnante qui arrive de Cendron et progresse vers Macon. 

Aujourd’hui, la gare est devenue une habitation privée et le chemin de fer un Ravel, départ de nombreuses balades touristiques. 

Point 2 – L’ancien chemin de Monceau

La route menant à Monceau est une ligne droite qui traverse la forêt, terrain parfait pour le défenseur qui n’aurait qu’à placer une mitrailleuse au bout de la route pour fixer la colonne américaine. Les cartes indiquent cependant un chemin alternatif qui mène néanmoins au même endroit : l’ancien chemin de Macon. Les éclaireurs s’y engouffrent avec leurs jeeps discrètes, arrivent à Macon et constatent que le village est libre de tout Allemand. La voie est libre, le reste de la colonne s’élance sur la route et arrive à Monceau.

Point 3 – Eglise de Monceau

À nouveau, un embouteillage se crée, mais cette fois-ci, à Monceau. Le petit village dispose d’une église dite « fortifiée ». Entre les Américains et les défenseurs de Macon, une crête s’élève et empêche les éclaireurs d’observer leurs ennemis. Un homme grimpe au clocher, mais l’église est encaissée dans une vallée, et la crête trop imposante pour observer Macon. Le reste des hommes en profitent pour faire une pause, et se ravitailler : la matinée touche à sa fin.

Point 4 – Crête d’Imbrechies (Musée et Mémorial)

Le commandant du II/60th Infantry Regiment n’obtient comme renseignement que des bribes d’information obtenues par les rapports succincts d’observation du Piper Cub. Il lui en faut plus, et il envoie un peloton d’infanterie en reconnaissance sur le sommet de la crête. C’est au Lieutenant Claude B. Cook que l’on confie la tâche de prendre position sur la crête et d’observer les mouvements allemands en contre-bas. Sa patrouille se déploie sur la crête entre le château d’Imbrechies et le long de la route. Le lieutenant s’installe quant à lui dans une petite étable (le musée aujourd’hui). Sur la gauche du dispositif, un véhicule blindé de reconnaissance M8 se déploie également sur la crête, à l’entrée du château d’Imbrechies. 

Point 5 – Le Terne Rousseau

De leur côté, les Allemands s’attendent depuis deux jours à l’arrivée américaine. Leur mission n’est pas de les arrêter, mais bien de les ralentir en les forçant à la manœuvre. De cette façon, les combattants SS dans ce cas-ci offrent un confort relatif aux autres troupes plus fatiguées ou moins aguerries dans leur repli vers l’Allemagne. Au lieu-dit du Calvaire, sur la route reliant Macon à Chimay, un observateur rapporte chaque mouvement américain sur la crête vers l’état-major SS situé à la pharmacie du village, encore présente aujourd’hui (voir Point 7). Une voiture « Kubelwagen » est envoyée vers la crête pour confirmer la présence américaine. Arrivée dans le virage dit du « Terne Rousseau », la voiture est prise pour cible par le M8 en position en surplomb de cette route. C’est le premier combat, et ce contact va déclencher presque immédiatement un tir d’artillerie nourri sur la crête, faisant les premières victimes américaines en Belgique, dont le Lieutenant Cook, mortellement touché à la tête, alors qu’il s’est avancé vers la fenêtre de l’étable. 

Point 6 – Place du Wicher

Depuis 48h, les Panzergrenadier du SS-Panzergrenadier-Regiment 3 « Deutschland » fortifient le village de Macon. L’état-major se trouve à la pharmacie Gaye, toujours présente de nos jours. La place du Wicher, située entre la crête et le centre du village, est le point de résistance principal du dispositif allemand : des tranchées sont creusées et des positions défensives installées de telle manière à contrôler les axes pénétrants, et des tranchées supplémentaires sont creusées à l’extérieur du village, comme première ligne de défense. 

Point 7 – Place de Macon, Tilleul, Eglise, Pharmacie, Château

Le village de Macon est libéré dans l’après-midi du 2 septembre, après l’intervention salvatrice de la patrouille du sergent Dickinson (voir Point 8), dont les membres seront photographiés en présence du bourgmestre et de quelques habitants à leur arrivée, devant le tilleul de la place. En face se trouve la pharmacie Gaye, où se trouvait l’état-major SS, mais également quelques otages locaux gardés par les Allemands en guise de « garantie ». Lors de l’assaut, deux axes ont été empruntés par les Américains : la route d’Imbrechies depuis le château sur la crête, et les champs ouverts à la droite du dispositif américain. Les Allemands l’avaient prévu, et une légère résistance de façade permet au gros de la Kampfgruppe de déguerpir par la route de Chimay. 

Point 8 – Hameau des Hayes

Le bombardement de la crête est d’une efficacité redoutable. Chaque tir fait mouche. Pour les Américains, il n’est pas question d’envoyer les blindés à l’assaut de Macon : ils constitueraient des cibles beaucoup trop faciles pour l’artillerie allemande. Une seule solution s’impose : il faut faire taire l’artillerie, ou à tout le moins, la rendre aveugle. Une opération est montée : le sergent Dickinson, de la compagnie B du 60th Infantry Regiment, est envoyé avec sa section dans le but de neutraliser l’observateur. Lui et ses hommes vont longer les étangs en contre-bas des Hayes, continuer vers la France pour atterrir dans le dos de l’ennemi. Ils tombent alors sur des câbles téléphoniques : Dickinson n’a plus qu’à les suivre pour trouver et neutraliser l’observateur. C’est chose faite dans l’après-midi. Immédiatement, les tirs perdent en précision, signal qu’attendaient les tankistes à bord de Sherman et M-10 pour fondre sur le village et le libérer de ses occupants SS. La patrouille victorieuse posera avec le bourgmestre de Macon devant le Tilleul.  

Sur les traces de Peiper

Publié chez Weyrich, le dernier mook 1944 consacré à la Bataille des Ardennes se centre sur Peiper et son groupe de combat. Mais pas uniquement.

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