D-Day : c’était il y a 75 ans !

Le mook 1944 propose un regard neuf sur cette phase décisive de la Seconde Guerre mondiale. La bataille de Normandie se déroule dans les airs, sur terre et sur mer.

Le Cotentin mis à feu pour un port ! par Olivier Wieviorka

Si le débarquement au sens strict est un plein succès, la campagne de Normandie piétine durant de longues semaines et les Alliés ne s’emparent que tardivement de Caen et de Cherbourg. Le port, pourtant, est d’une importance vitale, dans une lutte où la logistique joue un rôle capital. C’est sur la capacité à acheminer sur le front hommes et matériels que se jouera la victoire – une donnée qui explique que les Américains se soient battus, dans des conditions effroyables, pour s’emparer de la préfecture de la Manche.

La plage d’Utah, secteur clé de l’invasion par Hugues Wenkin

L’assaut de la plage d’Utah est décidé lors de la phase finale de la mise au point du plan Overlord. Cette modification tardive s’impose pour faciliter la prise de Cherbourg, port d’une importance stratégique cruciale pour la première phase de l’invasion. La topographie du secteur et les mesures défensives prises par l’adversaire imposent le déploiement de deux divisions aéroportées pour donner suffisamment de chance de réussite à l’attaque sur ce point de la côte.

La Royale fait D-Day devant Utah Beach par Benjamin Massieu

Si la contribution française aux opérations du 6 juin 1944 est marginale, elle ne se limite pas au seul Commando Kieffer et dépasse les 3000 hommes, dont plus de 2600 marins. Tous ne sont pas issus de la France libre. Une majorité est d’ailleurs issue des forces françaises d’Afrique fidèles au maréchal Pétain jusqu’au débarquement en Afrique du Nord. Dans le secteur d’Utah Beach, la contribution française aux opérations n’est pas des plus impressionnantes. Outre les forces aériennes représentées par les groupes Lorraine et Berry, quelle fut donc la contribution de la Marine française, affectueusement appelée « la Royale » par ses équipages ?

La bataille de Carentan par Daniel Ruelens

Quand on évoque la campagne de Normandie, on cite spontanément Caen, Saint-Lô ou Cherbourg, rarement Carentan. Et pourtant ! La ville occupe une place centrale dans le dispositif américain. La bourgade acquiert une importance inattendue pour les Allemands. Leur réaction se met en place bien trop tardivement !

La bataille de Cherbourg par Benoît Rondeau

La capture de Cherbourg doit couronner la bataille du Cotentin. Les stratèges germaniques, Rommel en tête, sont bien conscients de l’importance primordiale que revêtent les ports et les ont érigés en Festungen (forteresses). La bataille pour cet objectif crucial va être d’une férocité sans pareille. Les Allemands ne cèdent que submergés par le nombre et les bombes !

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